16/11/2015

liberté, égalité, fraternité ... des valeurs universelles ?

Les évènements de vendredi soir nous amènent à une réflexion sur ce que nous sommes, nous, Êtres Humains.

Pour ma part, OK, je suis Française … pourtant, jusqu’ici, et depuis très jeune, je me sentais plutôt Européenne, sans doute pour ne pas tomber dans un nationalisme, que je jugeais et juge toujours « dépassé ». Avoir vécu à l’étranger (en Europe) m’a permis très jeune de mieux ressentir nos différences et nos similitudes, de mieux comprendre ce qu’«être Français » pouvait bien recouvrir : un certain « art de vivre », une certaine légèreté, à la fois dérision et amour de la vie mais surtout, un sentiment de LIBERTÉ, qu’aucun pays en Europe ne véhicule aussi bien que la France.
Quand j’entends maintenant ce « Liberté, égalité, fraternité », je me rends compte à quel point ces trois valeurs sont bien l’essence même de la France ; en tous cas elles sont fortement imprégnées dans notre « inconscient collectif », comme dirait JUNG. 

Mais ne sont elles pas les trois valeurs, qui devraient servir de base à l’humanité toute entière ?

La LIBERTÉ est à la base de bien des conflits et des guerres ; tout être humain désire être libre (de penser et d’agir) ; tant de personnes se battent dans le monde pour obtenir cette liberté ; tant qu’elle ne s’acquière pas au détriment de l’autre, il est juste de la rechercher par tous le moyens.

L’ÉGALITÉ est une notion qui a été aussi la base de bien des conflits ; pendant longtemps, certaines « races » se considéraient meilleures, plus « humaines » que d’autres… semant ainsi les graines de la révolte chez les autres. Dans nos mondes occidentaux, ce concept d’égalité est maintenant accepté, même s’il peut encore faire débat sur : quelle genre d’égalité ? Nous parlons ici d’égalités de droits, d’égalités de chance ; égalité ne veut pas dire que nous sommes tous similaires, nous n’avons pas les mêmes envies, les mêmes capacités, les mêmes modes réactionnels. Heureusement, c’est ce qui fait la beauté de ce monde et permet des échanges intéressants. Mais tous les humains sont égaux, tout simplement parce qu’ils sont humains.
Il est regrettable que tous les pays du monde n’aient pas encore complètement accepté cette notion. Tant que cela ne sera pas le cas, l’humanité toute entière ne pourra avancer.

La FRATERNITÉ est au coeur de chacun d’entre nous. Nous ne la laissons apparaître que dans des circonstances particulières tel ce vendredi soir, où des innocents ont été massacrés au nom d’une fausse religion. Mais je le vois, chacun, chacune, pris à part, a ce profond sentiment de fraternité en lui. Nous ne savons l’exprimer que pour des proches ou pour des grandes peines, désormais mondiales. Mais cette flamme est bien présente et je ne peux que souhaiter qu’elle s’anime plus souvent, dans la vie de tous les jours ; la compassion est prônée par bien des religions mais il n’est pas besoin d’avoir une croyance quelconque pour la ressentir et en faire preuve.

Que veulent donc ces djihadistes ? Tuer notre sentiment de liberté, d’égalité et de fraternité ? Ils font tout le contraire en s’attaquant à des innocents ; ils réveillent en nous le meilleur, la volonté d’entraide. Ils pensent peut-être atteindre à notre liberté puisque les gouvernements restreignent la liberté de circulation aux frontières, mais cette liberté là n’est pas la plus importante ; la liberté de penser et de parole le sont bien plus. Quand à l’égalité, il est certain, que nous nous sentons ainsi plus égaux car tous vulnérables face à la mort, quelque soit notre couleur de peau ou notre système de croyance. Ils font fausse route, mais que dire à des personnes qui sont complètement aveuglées ?

En tous cas, s’ils se sont attaqués à Paris parce que symbole de la France et de ses valeurs, ils n’ont fait ainsi que les renforcer.


Beaucoup de nations se sont associées à notre peine ; que toutes affichent ouvertement que nos trois valeurs « liberté, égalité, fraternité » sont aussi les leurs … et alors nos morts ne seront pas complètement morts pour rien.

01/08/2015

Quand l'intestin va, tout va !

extrait de l'article : "Quand l'intestin va, tout va !" du Dr Bruno Donatini (magazine "plantes et bien être")

"Douleurs articulaires, fatigue qui perdure, surpoids ? Interrogez-vous sur l'état de votre ... intestin ! Tant que les fermentations perdureront et que votre flore digestive ne sera pas assainie, n'espérez pas d'amélioration."

Les signes les plus fréquents d'un dysfonctionnement digestif sont : haleine chargée, douleurs abdominales, ballonnements, reflux gastriques, constipation ...

Votre flore digestive est constituée de milliards de bactéries et pèse de 3 à 8 kgs ! Son équilibre est très fragile. Les fermentations digestives sont très courantes ... mais savez vous qu'il existe 3 types de fermentations selon l'endroit du système digestif où les bactéries pullulent :

- de l'estomac à l'entrée de l'intestin grêle (partie haute), la fermentation est très acide (quasiment du
  vinaigre)
- le long de l'intestin grêle (partie médiane), la fermentation est due à une production d'hydrogène par
  dégradation des sucres rapides
- au niveau du côlon (partie basse) sont dégradés les sucres lents, céréales et fibres qui entrainent une
  production de méthane.

Un test respiratoire permet de faire un diagnostic précis (liste des médecins formés sur : shop.mycoceutix.com/fr/content/48-22-dec-2012-35-therapeutes-equipes-pour-realiser-les-tests-respiratoires).

La première solution est alimentaire :

- si la fermentation est acide : consommer des protéines facilement assimilables (viande blanche, oeuf, poisson) et préférer les céréales sans gluten.

- s'il y a présence d'hydrogène : limiter ou supprimer les produits laitiers et éviter les fruits crus ; blanchir aussi les légumes

- en présence de méthane : privilégier les aliments riches en fibres, céréales complètes et pratiquer éventuellement des lavements.

La seconde solution : les huiles essentielles associées à des fibres ; attention à respecter les
posologies !

Moudre finement 10g de graines de lin.
Incorporer intimement les gouttes d'huiles essentielles (maximum 6 gouttes) selon la cible souhaitée :

- fermentation acide :
           HE citron (citrus limonum) 2 gouttes
           HE arbre à thé (Melaleuca alternifolia) 2 gouttes
           HE gingembre (Ginger off.) 2 gouttes

- fermentation à hydrogène :
           HE thym à linalol (Thymus off. CT linalol) 2 gouttes
           HE menthe poivrée (Mentha piperita) 2 gouttes

- fermentation au méthane :
           HE origan (Origanum compactum) 2 gouttes
           HE sarriette (Satureja montana) 2 gouttes
           HE cannelle éventuellement (Cinnamomum zeylanicum écorce) 2 gouttes

Posologie :
Mettre dans un récipient hermétique et conserver au réfrigérateur. Prélever 1/4 de cuillère à café chaque jour à déposer sur la langue en fin de repas matin ou soir.
Cette préparation correspond à 2 semaines de traitement ; à renouveler pendant 2 mois.
En entretien, poursuivre pendant les 4 mois suivants avec 2 prises par semaine seulement.



14/09/2014

l'homme qui voulait être heureux

Un livre, petite par la taille mais grand par les messages contenus ... Rare sont les livres de ce genre, que je peux recommander ! Il regroupe tellement de conseils, qui peuvent vous être utiles pour une vie harmonieuse et réussie.

Quelques extraits :

"une vie réussie est une vie, que l'on a menée conformément à ses souhaits, en agissant toujours en accord avec ses valeurs, en donnant le meilleur de soi-même dans ce que l'on fait, en restant en harmonie avec qui l'on est, et, si possible, une vie qui nous a donné l'occasion de nous dépasser, de nous consacrer à autre chose qu'à nous-mêmes et d'apporter quelque chose à l'humanités même très humblement, même si c'est infime. Une petite plume d'oiseau confiée au vent. Un sourire pour les autres." (p.136)
"L'argent est sain s'il provient de la mise en oeuvre de nos compétences, en donnant le meilleur de nous-mêmes". (p.134)
"Il est pertinent de prendre conscience de ce que l'on croit, puis de se rendre compte que ce ne sont que des croyances, et enfin de découvrir leurs effets sur notre vie. Cela peut nous aider à comprendre bien des choses que nous vivons..." (p.56)

A lire, à relire, à prendre des notes ... et surtout à mettre en pratique.

17/08/2014

cosmologie et science quantique

Un petit livre très succinct mais malgré tout très intéressant car expliquant les différentes recherches des scientifiques de haut niveau en physique quantique ... et leur lien à la cosmologie des anciennes traditions. D'un accès facile pour toutes et tous.

14/03/2014

KUDZU

article écrit par Eric Muller, paru dans la lettre de Néo-Nutrition, à laquelle je suis abonnée : cet article est très bien fait et le kudzu étant peu connu ... je vous le partage. Bonne lecture !



« Le Kudzu, ça fonctionne mieux qu'un patch »

Le kudzu est une plante curieuse originaire d'Extrême-Orient. Elle est utilisée depuis des milliers d'années dans la médecine chinoise pour soigner les addictions, la migraine, la diarrhée, les vomissements, l'hypertension, les acouphènes, etc. Aujourd'hui, le kudzu est principalement utilisé pour aider à se passer de toutes les « drogues » du quotidien : alcool, tabac, sucre, etc. 

Le kudzu est de la famille des fabacées, toute comme le haricot, le pois, la lentille, l'arachide, le soja, la réglisse, et les « glycines » [1]. D'ailleurs, les fleurs pourpres du kudzu jaillissent en grappes comme les fleurs de la glycine. 

Un puissant « dissipateur d'ivresse »
En chinois, kudzu se traduit par « dissipateur d'ivresse ». Le Dr David Lee avait déjà observé que les Chinois du nord buvaient de la tisane de kudzu pour dégriser et soigner la gueule de bois. 

En 1991, le Dr David Lee conduisit une étude en Chine, à l'Université de Shin-Yanget. Il testa les effets d’une tisane de kudzu sur des rats de laboratoire auxquels on avait fait absorber de l’alcool. La coordination motrice des rats se trouva améliorée. Ils paraissaient moins intoxiqués [3]. 

D’autres expériences ont indiqué que les animaux ne semblaient pas développer d’accoutumance au kudzu [3]. 

L'année suivante, le Dr David Lee suggéra aux chercheurs du Centre Bowles d'Etudes sur l'Alcool, en Caroline du Nord, une étude supplémentaire : observer si le kudzu aide à sevrer les rats qui ont génétiquement tendance à aimer l'alcool. Les chercheurs s'aperçurent qu'administrer du kudzu aux rats « alcooliques » calmait leur tendance à boire [4]. 

En 2011, suite à ces résultats encourageants, des chercheurs de l'Université d'Harvard testèrent l'efficacité du kudzu contre un placebo chez un groupe d'hommes et de femmes qui buvaient régulièrement 3 ou 4 pintes de bière par jour [5]. Ils découvrirent deux phénomènes intéressants :

  1. Les membres qui avaient pris du kudzu avaient nettement moins envie d'alcool que ceux sur placebo ;
  2. Les membres soignés au kudzu ressentaient plus rapidement les effets de l'alcool. Par conséquent, ils avaient besoin de moins boire pour atteindre un niveau de félicité équivalent.
Il n'existe malheureusement pas beaucoup plus d'études sur l'efficacité du kudzu pour le sevrage.

Il n'empêche que de nombreux consommateurs de kudzu ont obtenu des résultats très convaincants. A tel point que le kudzu est désormais réputé pour soigner tous les genres d'addictions : alcool, tabac, drogues, médicaments, café, chocolat, travail, sport [6]. Le kudzu peut agir dans tous les cas de stress aigu lié aux addictions et aider au sevrage.

On trouve de nombreux témoignages sur Internet, comme celui de Laurence, ex-fumeuse [7] :

« Pour moi, le kudzu, ça fonctionne mieux que le patch. Je n’ai fumé que deux cigarettes depuis, je n’ai pas eu envie de recommencer. Leur goût avait changé. »

Malgré l'absence de vastes essais cliniques, les chercheurs sont parvenus à comprendre pourquoi le kudzu est efficace.
Les substances actives du kudzu
Les racines du kudzu sont riches en isoflavones de la famille des flavonoïdes : on y retrouve la daidzéine, reconnue comme agent anti-inflammatoire et antimicrobien. La daidzéine qui agit contre le cancer. La génistéine qui est un agent anti-leucémique [9]. Mais surtout, le kudzu constitue la seule source de puérarine – d'ailleurs le nom latin du kudzu est pueraria [1]. 

Toutes ces isoflavones sont des antioxydants et permettent de réduire les dommages liés à l’alcool [8]. 

Les études menées ont montré que ces isoflavones stimulent les « opioïdes » naturels du cerveau [10]. Elles agissent sur les neurotransmetteurs, comme la sérotonine, le GABA et le glutamate [1]. 

Les facteurs courants d'addiction (alcool, tabac, drogues, sucre…) vous apportent apaisement et bien-être. Cela passe par une augmentation de la production de dopamine dans votre cerveau. 

Les isoflavones du kudzu permettent de soulager l'addiction. Elles interviennent dans le système de la récompense. Elles stimulent la production de dopamine à la place de votre « drogue » favorite. Vous êtes alors plus détendu, et votre attention se détourne de l'objet de votre addiction. Vous ne ressentez plus le besoin de prendre un autre verre, une autre cigarette ou un énième carré de chocolat. 

Le kudzu vient compenser le plaisir que vous procure votre « drogue » habituelle et permet de soulager votre addiction. Le plus étant que le kudzu lui-même n'est pas addictif [8]. Et même, plusieurs essais cliniques ont confirmé son innocuité [11]. Les isoflavones sont néanmoins déconseillées en cas de cancer du sein. 

Grâce au kudzu, vous pouvez progressivement remplacer votre « drogue » et habituer doucement votre cerveau à recevoir des impulsions de dopamine moins fortes. 

Le kudzu contient également des saponosides qui préviennent les lésions cellulaires et protègent votre foie [10]. 

Au-delà du kudzu en cures contre les addictions, le kudzu est réputé efficace contre le stress en général. Il apaise, ce qui facilite le sommeil. 

Il est également utilisé ponctuellement pour apaiser la digestion et le transit [11]. 

Quelle partie du kudzu consommer
Les isoflavones qui aident au sevrage des addictions se trouvent dans la racine du kudzu. Une fois broyée, la racine de kudzu peut être mise en gélules pour faciliter son absorption. 

On conseille un minimum de 2 gélules par jour pour commencer à en ressentir l'efficacité. En cure intensive, vous pouvez prendre 2 gélules, matin, midi et soir. 


Sources : 



[3] Spivey, Angela. Sobering effects from the lowly kudzu. Endeavor Magazine (April, 1996) University of North Carolina at Chapel Hill. 


[5] D. Penetar et al., Kudzu Extract Treatment Does Not Increase the Intoxicating Effects of Acute Alcohol in Human Volunteers, Alcohol Clin Exp Res. Apr 2011; 35(4): 726–734, 



[8] Le Kudzu 





23/02/2014

alimentation selon R.Steiner



extraits :

L’alimentation juste ne réside pas dans le fait d’absorber une quantité suffisante de produits alimentaires mais dans celui de réaliser une mobilité intérieure optimum, en demandant au corps de fournir des efforts pour produire ce que l’alimentation ne lui fournit pas.
Les substances qui proviennent des plantes rendent l’homme plus libre intérieurement et plus maître de son être tout entier. Elles lui apportent aussi une vision plus vaste du monde.

L’alcool dispense l’homme d’une activité qui normalement émane de son moi. L’alcool imite le moi. Il accélère la circulation sanguine et les passions s’en trouvent stimulées.

Le vin coupe l’homme de toute influence spirituelle car il introduit un contre-moi.

Le café stimule la démarche logique et la concentration sur une pensée, provenant de l’activité du système nerveux.Il soulève le corps éthérique hors du corps physique mais de telle sorte que celui ci soit ressenti comme une base solide. Or le ressenti de la structure et de la forme du corps physique renforce la pensée logique. Le café renforce la stabilité.

Le thé disperse les pensées en tous sens et les éclaire, de manière accentuée, il pousse aux pensées spirituelles. Car il a pour effet de diminuer la sensation de structure du corps physique.

Le lait (aliment lunaire) n’a pas permis à la force astrale de participer à la nature de l’homme ou de l’animal. Il est donc très bénéfique pour donner des forces aux faibles mais aussi pour obtenir des forces de guérison. Le lait rattache à la terre et à la race humaine, sans l’enchaîner.
Le végétalien court le risque de se désintéresser totalement des choses terrestres …

Se nourrir d’aliments morts développe l’égoïsme.

Le sel est un aliment mort, résidu du règne minéral.

La viande : quand il mange l’animal, l’homme enchaîne intérieurement les forces auxquelles il devrait faire appel s’il mangeait les plantes. Il condamne ainsi une certaine somme de forces à l’inaction, ce qui paralyse les organisations qui auraient dû être actives. Il s’enchaîne ainsi aussi à la terre.

Le blanc d’oeuf est soumis aux forces cosmiques des Esprits de la Forme.
Les graisses sont soumises aux forces des Esprits du Mouvement.

Le sucre renforce le caractère de la personnalité ; il fait contre-poids à l’oubli de Soi dans le monde moral et spirituel.

Le tabac stimule la circulation sanguine et donc le coeur. Il provoque donc une certaine dyspnée et une angoisse latente.

14/01/2014

manger gras ?


Manger gras ne rend pas gros, mais ceci, oui   
(extrait de la lettre de santé-nutrition-nature)                 (https://www.santenatureinnovation.com)

Dans les années 60, une idée complètement fausse a commencé à circuler autour des tables : manger gras fait grossir. 

Faux. Manger gras ne vous rend pas gras. 
C’est l’excès de calories absorbées par rapport aux calories dépensées (activité physique, mode de vie) qui fait grossir. De tous les aliments, ce sont les sucres et les féculents (glucides) qui font le plus grossir parce qu’ils perturbent le métabolisme et l’appétit. Or, la plupart des produits « 0 % de matière grasse » en sont bourrés. 

Il n'y a plus de débat à ce sujet : c'est depuis la mode du « 0 % de matière grasse » que l'obésité s'est transformée en épidémie. Les enfants en surpoids ou obèses sont 3 fois plus nombreux qu'à l'époque. On sait pourquoi : ils mangent plus de sucres, sous forme de biscuits, bonbons, sodas, goûters divers, mais aussi sous forme de céréales et féculents, des produits présentés comme bons pour la santé car pauvres en graisses. 

S'il y a bien une politique publique qui a raté, c'est celle de la lutte contre l'obésité. Le mythe du gras qui fait grossir est inscrit dans les programmes scolaires, sur les murs des hôpitaux, dans les magazines et sur les écrans de télé. Les enfants apprennent à l'école que 1 gramme de lipide (gras) apporte 2 fois plus de calories que 1 gramme de glucide (sucre), et que pour réduire son apport de calories, le plus efficace est donc de réduire les graisses. A la télévision, on leur répète jusqu'à la nausée qu'ils ne doivent pas manger « trop gras, trop salé, trop sucré ». La consigne de ne pas manger « trop gras » étant présentée en premier, c'est elle qui est considérée comme la plus importante pour rester en bonne santé. 

Nous allons y revenir, c'est faux. Mais c'est loin d'être le seul mythe qui, au lieu de faire maigrir, fait grossir. Voilà 16 habitudes issues du programme « Eat This, Not That » [1] (Mangez ça, pas ça !). Vous pouvez commencer à les utiliser tout de suite pour sortir de l'enfer nutritionnel, et retrouver sans effort votre poids naturel. 

Idée reçue n°1 : Manger sans graisses
Cela paraît fou, mais pour votre santé, vous avez intérêt à arrêter d'acheter des produits vendus sous l'étiquette « 0 % de matière grasse » ou « Teneur réduite en matières grasses ». Moins de matières grasses, cela veut souvent dire « plus de glucides », sous forme de farines et épaississants, qui provoquent un pic de sucre sanguin, un pic d'insuline, et immédiatement après une brutale attaque d'appétit. 

Selon les pays, il est recommandé que les glucides couvrent 50 à 60 % des besoins en énergie. 

Pourtant, des chercheurs de l'Université d'Alabama à Birmingham (Etats-Unis) ont constaté que les repas qui contiennent 55 % de glucides rassasient moins et provoquent une plus forte augmentation du taux de sucre dans le sang que les repas où l'apport en glucides est limité à 43 % [2].

Diminuer dans votre alimentation la part des glucides au profit des protéines et des graisses vous permettra de stocker moins de graisses corporelles et de diminuer votre sensation de faim. 

Idée reçue n°2 : Ne pas se former en nutrition
Bonne nouvelle : en lisant cette lettre, vous êtes déjà en train de développer des habitudes qui vous aideront à perdre du poids. Lorsque des chercheurs canadiens ont envoyé des conseils alimentaires et de mode de vie à plus de 1000 personnes, ils ont constaté qu'elles ont commencé à mieux manger et à faire plus d'activité physique dans leur vie de tous les jours. 

Sans surprise, les habitudes de ceux qui n'avaient rien reçu… n'ont pas changé. Abonnez-vous à La Lettre Santé Nature Innovation (vous trouverez un lien d'inscription au tout début de ce message), si ce n'est déjà fait, pour profiter des conseils que je donne à pleines mains, gratuitement, et perdez du poids sans plus jamais faire de régime.

Idée reçue n°3 : Dormir trop ou pas assez
Selon les chercheurs de l'École de Médecine de Wake Forest, les personnes qui dorment 5 heures ou moins accumulent 2,5 fois plus de graisses abdominales (ventre) que les autres [3].

Ce sont les graisses les plus dangereuses parce qu'elles s'accumulent autour des organes internes, contrairement à la graisse qui se trouve dans les cuisses par exemple. 

Mais le problème touche aussi les personnes qui dorment trop : plus de 8 heures par nuit en moyenne. Visez 6 à 8 heures de sommeil par nuit – la durée optimale de sommeil pour le poids et la santé en général. 

Idée reçue n°4 : Manger la nourriture gratuite au restaurant
Pain, sauces, et parfois chips et cacahuètes peuvent être gratuits au restaurant, ça ne veut pas dire que vous ne les « payerez » pas. Chaque fois que vous mangez un bout de baguette, vous ajoutez 80 calories à votre repas. Mangez-en trois morceaux au cours du repas et cela fait 240 calories en plus. Pire, ce sont des « calories vides », qui n'ont aucun intérêt nutritionnel. 

Idée reçue n°5 : Boire des sodas
Pratiquement inexistantes il y a 40 ans en Europe, les boissons gazeuses, sucrées, sont devenues quotidiennes pour beaucoup d'enfants et d'adultes. Pourquoi est-ce si mauvais ? Parce qu'une étude de 2005 a observé que boire 1 ou 2 sodas par jour augmente votre risque d'être en surpoids ou obèse de presque 33 %. 

Idée reçue n°6 : Manger trop vite
Si notre corps, si merveilleusement conçu, souffre d'un défaut, c'est le suivant : cela prend 20 minutes à notre estomac pour dire à notre cerveau qu'il a reçu assez de nourriture. Vous mangez, votre estomac est plein, mais votre cerveau ne le sait pas encore. Il continue à vous envoyer des messages de faim ! Une étude du Journal of the American Dietetic Association a constaté que les personnes mangeant lentement absorbent 66 calories en moins par repas [4]. Malgré tout, comparé aux personnes mangeant vite, elles avaient l'impression d'avoir mangé plus ! Qu'est-ce que 66 calories, me direz-vous ? Si vous faites ça à tous les repas, vous perdrez plus de 10 kg en un an. 

Idée reçue n°7 : Trop regarder la télé
Une étude de l'Université de Vermont a constaté que les personnes en surpoids qui réduisent de moitié leur temps passé devant la télévision brûlent 119 calories en plus par jour. Cela représente une fonte automatique de 6 kilos par an [5]. Ce résultat a été atteint grâce à un appareil qui coupait automatiquement la télévision. 

Lorsque vous regardez la télévision, essayez au moins de faire quelque chose comme éplucher des légumes, faire du repassage, de la couture ou toute autre activité manuelle. Même une activité peu intense augmentera votre consommation de calories. De plus, si vos mains sont occupées à faire quelque chose, vous aurez moins tendance à grignoter – ce qui est l'autre grand danger du temps passé devant la télévision. 

Idée reçue n°8 : Commander un menu au restaurant
Une étude du Journal of Public Policy & Marketing montre que, lorsque vous commandez à la carte, vous mangez 100 calories de moins qu'en prenant un menu. Pourquoi ? Parce qu'en prenant le menu, vous aurez « droit » à de la nourriture que vous n'auriez pas nécessairement commandée si vous aviez eu à la choisir, et à payer spécifiquement pour [6]. 

Ainsi, c'est la volonté bien naturelle d'en vouloir le plus possible pour son argent qui pousse à accepter au restaurant une boisson sucrée ou une portion de frites que l'on n'aurait pas forcément prises s'il avait fallu les commander individuellement. 

Idée reçue n°9 : Manger dans de grandes assiettes
Une étude a observé que, lorsqu'on leur donne le choix, 98,6 % des personnes obèses choisissent la plus grande assiette avant de se servir de nourriture. Mais c'est mécanique : plus l'assiette est grande, plus vous vous servirez une grosse portion. Mieux vaut utiliser de petites assiettes, et se resservir si c'est nécessaire. 

Idée reçue n°10 : Mettre vos plats sur la table
Préparez votre assiette à la cuisine, et allez ensuite la déguster à table dans la salle à manger, sans poser vos plats sur cette table. Si votre seule table à manger est dans votre cuisine, installez vous de manière à tourner le dos aux plats, pour éviter de stimuler votre appétit tandis que vous mangez. Une étude dans la revue Obesity a constaté que, assis face à un buffet bien garni, les gens mangent 35 % de plus pendant le repas [7]. Lorsque vous êtes obligé de vous lever pour retourner à la cuisine vous servir, vous hésitez davantage. 

Idée reçue n°11 : Choisir du pain blanc
Une étude de l’American Journal of Clinical Nutrition a observé que, lorsque les personnes obèses remplacent le pain et les produits fabriqués avec de la farine blanche par du pain et des produits fabriqués avec des céréales complètes, elles perdent plus de graisse abdominale pendant 12 semaines. Il y a sans doute plusieurs facteurs à l'œuvre, mais le principal est que les céréales complètes sont bourratives et apportent plus de vitamines et minéraux. Les céréales toutefois, même complètes, doivent occuper une place réduite dans l'alimentation quand on surveille sa ligne. 

Idée reçue n°12 : Faire de grosses bouchées
La revue American Journal of Clinical Nutrition a constaté que les personnes qui font de grosses bouchées consomment 52 % de calories de plus par repas que celles qui font de petites bouchées et mâchent longtemps. En coupant votre nourriture en petits morceaux, vous augmentez votre impression de satiété, et vous profitez plus de ce que vous mangez. 

Idée reçue n°13 : Ne pas boire avant les repas
L’eau occupe de la place dans l’estomac et participe au sentiment de satiété. Dans une étude de l'Université d'Utah, les personnes qui suivaient un régime et qui devaient boire deux verres d'eau avant chaque repas ont perdu 30 % de poids en plus que les autres 

Idée reçue n°14 : Oublier de se peser
Monter régulièrement sur la balance renforce vos chances d'atteindre vos objectifs de baisse de poids, et rend plus difficile de tricher. Lorsque des chercheurs de l'Université du Minnesota ont suivi des personnes qui se pesaient tous les jours, ils se sont aperçus que ces personnes perdaient du poids deux fois plus vite que les autres [9]. Pour éviter les erreurs d'appréciation dues aux fluctuations naturelles de poids, pesez vous tous les jours à la même heure mais ne devenez pas obsessionnel : d’un jour à l’autre votre poids peut varier fortement et pas forcément à la baisse, notamment à cause des variations hormonales. 

Idée reçue n°15 : Boire des jus de fruits
Non, boire un jus de pomme ne revient pas à manger une pomme, ni un jus d'orange une orange. 

Une récente enquête publique de l'Ecole de santé publique de Harvard, publiée en ligne dans le British Medical Journal, indique que boire 3 jus de fruits par semaine élève le risque de diabète de 8 %, tandis que manger 3 fruits entiers diminue le risque de diabète de 7 %. Ce pourcentage était même de 19 % pour le raisin, 14 % pour les pommes et les poires et 12 % pour le pamplemousse [10]. 

Les jus de fruits sont plus rapidement digérés. Le sucre des fruits (fructose) passe plus vite dans le sang, et il est ensuite rapidement métabolisé par le foie qui le transforme en graisses au lieu d’être utilisé progressivement pour fournir de l’énergie. 

Idée reçue n°16 : Manger sous le coup des émotions
Une étude de l'Université d'Alabama a observé que les personnes qui reconnaissent manger en réaction à un stress émotionnel ont un risque 13 fois plus élevé d'être en surpoids ou obèse. Si vous avez l'impression de manger pour compenser le stress, essayez de boire de l'eau, de faire une promenade à pied, ou, si ça ne suffit pas, de mâcher un chewing-gum sans sucre (un moindre mal).